Historique

1976

Fondation de l'asbl

L’asbl fut fondée le 16 octobre 1976 sous le premier nom de « Centre Promotion Santé Pierreuse » (CPSP) par trois médecins généralistes, les docteurs Marc Delrée (habitant de la rue Pierreuse), Roland Riffon et Walthère Dewé ainsi qu’une interprète marocaine. Il s’agissait donc à l’époque d’un dispensaire de médecine sociale avec pour objectif principal l’aide médicale aux immigrés et aux personnes défavorisées du quartier.

L’asbl était autogérée par les trois médecins. Ils y travaillaient comme indépendants avec rétrocession d’honoraires pour les frais de fonctionnement : loyer, gaz, électricité, matériel médical. Des stagiaires infirmières sociales sont venues assister aux consultations avec pour mission principale d’entendre le message délivré par le médecin en consultation et assurer le suivi, le lendemain, au domicile des patients (achat des médicaments, compliance au traitement, etc.).

Un tremblement de terre, survenu le 8 novembre 1983, impacta fortement le quartier et suscita le déménagement d’une grande partie des habitants marocains de la rue.

1991

Demande croissante

À partir de 1991, les médecins généralistes de l’asbl ont assisté à un développement rapide de la consommation de drogues, principalement l’héroïne. Ils furent donc confrontés à une demande croissante émanant de consommateurs.

1992

Accueil et accompagnement des personnes toxicomanes

Début 92, en constatant une demande de plus en plus grande de patients héroïnomanes et une évolution sociologique du quartier, les médecins décidèrent de s’orienter vers l’accueil – l’accompagnement – le soin des personnes toxicodépendantes. Pour ce faire, ils sollicitèrent le Centre ALFA, dirigé par le docteur Christian Figiel, pour organiser la formation spécifique des médecins en vue de l’aide aux patients toxicomanes basée sur le soutien psychologique et sur la prescription de la méthadone.

C’est à partir du 1er septembre 1992 que l’équipe a réellement centré ses activités sur l’accueil et l’accompagnement des personnes toxicomanes. L’objectif était le sevrage de la consommation abusive d’héroïne grâce à la prescription de méthadone.

Au fil du temps, les bâtiments devenaient de moins en moins adaptés (population grandissante, médecins supplémentaires,…). L’asbl commence à envisager son déménagement.

1994

Déménagement de l'asbl

Le docteur Riffon, qui venait d’être élu conseiller au CPAS de Liège, parvint à obtenir en location un des immeubles appartenant au CPAS et situé dans le quartier Saint Léonard pour y organiser la prise en charge des patients.

C’est en novembre 1994 que l’asbl a déménagé vers un immeuble situé rue du Ruisseau n°17 et qu’elle changea de nom. Le CPSP devint l’asbl « Fly Tox! ».

“Fly Tox” pas de quoi s’inquiéter – LE SOIR

2002

SERVICE PLURIDISCIPLINAIRE

De son côté, le docteur Dewé obtint, par l’intermédiaire du Bourgmestre Willy Demeyer, un subside important de la Région Wallonne et par celle du conseiller provincial Olivier Hamal un autre subside. Ces subsides ont permis de constituer une équipe thérapeutique : assistantes sociales, psychologues, généralistes, psychiatre, accueillantes, etc.

C’est ainsi qu’au fil du temps une pluridisciplinarité s’est développée et a permis de favoriser une dynamique caractérisée par la concertation, l’harmonisation dans la prise en charge et dans la diversité des services proposés.

De l’héroïne en vente libre – DH

2009

NOUVEAU NOM

Plusieurs constations ont amené les travailleurs de l’asbl à envisager un changement de nom. En effet, le terme « tox » est connoté très négativement par une partie de la population. Dès lors, lorsqu’une personne fréquente le centre, elle est directement « discriminée ».

Après plusieurs idées et diverses discussions, c’est en novembre 2009 qu’un nouveau nom est voté et affiché : Cap Fly asbl.

Les objectifs du centre ont également évolué, il ne s’agit plus uniquement du sevrage de la consommation. Maintenant, l’asbl travaille dans une logique de réduction des risques, de substitution ou de sevrage. L’idéal de l’institution est de permettre à l’usager et à son entourage d’accéder à un état de mieux-être physique, mental et social.

Fly-Tox, Le tueur d’insectes, une publicité ravageuse – ADANAP